FAQ

FAQ (Foire aux questions)

Q : Comment puis-je soutenir mon fils ou ma fille qui a des problèmes de santé mentale?

R : Il est important de se rappeler que le comportement de votre enfant fait souvent partie de sa maladie mentale, et qu’il ne peut pas toujours le contrôler. La patience et la compréhension peuvent faire beaucoup. Gardez les lignes de communication ouvertes et assurez-vous de dire à votre fils ou fille que vous êtes là pour les soutenir. Votre enfant a peut-être très peur et se sent seul, donc il est important de le rassurer. Demandez-lui ouvertement ce que vous pouvez faire pour l’aider – ce qui est utile et ce qui n’est pas utile. Aidez à réduire le niveau de stress dans son environnement si possible. Obtenez de l’aide professionnelle pour votre enfant. En tant que parents, nous devons défendre les intérêts de notre enfant pour qu’il obtienne les services dont il a besoin. Et il faut garder l’espoir que la situation va s’améliorer. Le rétablissement est possible, et l’espoir est une partie essentielle du rétablissement.



Q : Comment puis-je aider ma famille pendant que nous attendons de recevoir des services?

R : Il y a plusieurs options à envisager, et nous avons créé un dépliant pour vous les présenter. Vous pouvez télécharger le dépliant (link), ou nous appeler au 613-321-3211 et demander qu’on vous envoie une copie sur papier par la poste. L’une des meilleures façons d’aider votre famille est de vous éduquer et d’essayer de démystifier la maladie mentale. Il existe des programmes de formation conçus pour les parents, comme le programme Strengthening Families. Inscrivez-vous au bulletin d’information de PLEO et nous vous tiendrons au courant des prochaines séances de formation et d’information.


Q : Comment puis-je rester fort?

R : Il est toujours difficile de s’occuper de soi-même lorsqu’on est concentré sur la tâche de s’occuper de son enfant. Toutefois, comme nous le rappellent les compagnies aériennes, il faut d’abord enfiler son propre masque à oxygène avant de pouvoir aider son enfant. Il est difficile de sauver une personne qui se noie si on peut à peine garder la tête au-dessus de l’eau. Il faut donc se concentrer sur les autosoins, qui peuvent être différents pour chaque personne. Mais, en général, il est important de rester en contact et de maintenir ses relations avec les autres. La maladie mentale et les stigmates qui y sont malheureusement associés ont tendance à nous isoler, et nous savons qu’il est essentiel d’avoir de bonnes relations avec nos proches pour assurer notre propre bien-être. Demandez à vos amis et aux membres de votre famille de vous aider. En général, ils veulent le faire, mais ne savent pas comment – donc vous devez leur dire. Par exemple, ils peuvent simplement vous écouter. Le fait de vous éduquer pour savoir ce qui se passe et comment gérer les situations qui se présentent permet de vous habiliter et de contrer votre sentiment d’impuissance. Mangez bien et dormez autant que possible. Faites de l’activité physique. Faites des choses pour vous-même lorsque possible. Cela pourrait être une simple pause de 10 minutes pour boire une tasse de café. Certaines personnes nous disent que regarder un film comique peut aider à réduire leur stress. Essayez de faire tout ce qui fonctionne pour vous. Obtenez de l’aide professionnelle si vous vous sentez dépassé par la situation.


Q : Comment faire face à la situation lorsque mon conjoint/partenaire et moi-même ne sommes pas d’accord sur la façon de prendre en charge notre enfant ou adolescent?

R : Le fait d’avoir un enfant malade, que ce soit un problème de santé physique ou mentale, peut mettre à rude épreuve votre relation. Il arrive souvent que les conjoints n’aient pas la même façon de voir les choses, et donc ils ne sont pas d’accord sur la meilleure approche à adopter. Il faut en parler ouvertement avec votre conjoint/partenaire et établir un plan pour gérer la situation. Pour vous mettre d’accord, il peut être utile d’assister ensemble à des séances d’information ou à des programmes de formation. N’ayez pas peur d’obtenir du counseling conjugal pour vous aider à régler vos problèmes. Il s’agit d’un moment difficile pour votre couple, et un soutien professionnel pourrait être très utile. Votre enfant à besoin de vous deux, et vous avez besoin l’un de l’autre pour traverser cette période difficile.


Q : Comment puis-je aider mes autres enfants à comprendre les problèmes de santé mentale?

R : Il est souvent très difficile pour les frères et sœurs de comprendre et faire face à cette situation. Souvent, l’attention de la famille est concentrée sur l’enfant malade, et les autres se sentent délaissés et parfois même rancuniers. Les comportements de leur frère ou sœur affectent leur vie quotidienne. Il peut être utile de partager de l’information avec eux. Vous pouvez aussi demander au fournisseur de soins de votre enfant malade de rencontrer vos autres enfants pour les aider à comprendre la situation. Vos autres enfants ont besoin de votre amour et de votre patience. Ils ressentent probablement de la peur et de la confusion, donc faites-leur savoir que vous êtes ouvert à toutes leurs questions, et que même si vous n’avez pas toutes les réponses, vous allez essayer de les trouver.


Q : Que dois-je faire si mon fils ou ma fille est en situation de crise?

R : Heureusement, il existe de nombreux services d’intervention en cas de crise qui sont très efficaces. Il est parfois difficile pour les parents de déterminer à quel moment ils doivent demander de l’aide en cas de crise. Notre site Web fournit une liste de services d’urgence qui varient en fonction de l’âge de votre enfant ou adolescent (put the link to the crisis page here). Rappelez-vous que si votre sécurité ou celle de quelqu’un d’autre est menacée, appelez immédiatement le 911. Lorsque vous attendez de l’aide dans une situation de crise, essayez de sécuriser l’environnement et de réduire au minimum le stress. Essayez de rester calme et de rassurer votre enfant.


Q : Que dois-je faire si je m’inquiète au sujet du risque de suicide de mon enfant, mais que l’hôpital n’admet pas mon fils ou ma fille?

R : En général, les médecins de l’urgence hospitaliseront une personne seulement s’ils pensent qu’elle présente un risque important de se faire du mal ou de blesser d’autres personnes. En tant que parents, nous nous inquiétons au sujet de la sécurité de notre enfant et nous voulons le protéger. À l’urgence, des professionnels effectueront une évaluation du risque de suicide de votre enfant. Assurez-vous de demander si vous pouvez donner de l’information à la personne qui effectue l’évaluation pour qu’elle soit au courant de tout ce que vous avez observé, de ce que votre enfant ne pensera peut-être pas à signaler ou de ce qu’il évite de dire. Rappelez-vous que si votre enfant n’est pas hospitalisé, vous pouvez faire appel aux équipes mobiles de crise ou au 911 si la situation s’aggrave lorsque vous rentrez à la maison. L’évaluation du risque de suicide n’est pas une science parfaite, donc si vous êtes préoccupé, restez vigilant et n’hésitez pas à prendre d’autres mesures si la situation change ou s’aggrave. Si votre fils ou fille ne reçoit pas de services de santé mentale et que vous avez déterminé à la suite d’une situation d’urgence qu’il ou elle présente un risque de suicide, alors assurez-vous de lui obtenir de l’aide professionnelle s’il ou elle n’a pas été hospitalisé. Les cliniques sans rendez-vous du Crossroads Children’s Centre (link to their website with this info) et du Bureau des services à la jeunesse (link to their website with this info) sont à votre disposition.


Q : Qu’est-ce que je devrais dire à ma famille?

R : Les parents ont souvent l’impression que les autres membres de la famille les jugent ainsi que leur enfant lorsqu’il est question de problèmes de santé mentale. C’est souvent attribuable à leur manque de connaissances et d’informations. Au fil des ans, les stigmates ont réellement limité la compréhension des problèmes de santé mentale. Heureusement, les conversations ont débuté et les gens sont mieux sensibilisés. Vous pourriez vous asseoir avec les membres de votre famille et leur expliquer la situation. Donnez-leur des renseignements éducatifs ou des sites Web utiles pour qu’ils puissent en apprendre davantage. Faites-leur savoir comment ils peuvent vous apporter un soutien et vous aider.


Q : Quelle est la meilleure façon de défendre les intérêts de mon enfant?

R : En tant que parents, notre rôle est de défendre les intérêts de notre enfant et de répondre à ses besoins. Pour défendre les intérêts de notre enfant de façon efficace, nous devons être bien renseignés. Il est donc important de vous éduquer. Les ressources de notre site Web sont un bon point de départ (link here). Demandez de l’aide auprès de professionnels, en commençant par votre médecin de famille. Essayez d’obtenir un soutien auprès d’autres sources, en gardant toujours à l’esprit le droit à la vie privée de votre enfant et l’importance de la confiance qu’il ou elle vous accorde. Joignez-vous à un groupe de soutien où vous pourrez apprendre quels services sont disponibles et ce que d’autres parents ont fait pour défendre les intérêts de leur enfant. Il faut souvent être persistant. Rappelez-vous que vous connaissez mieux votre enfant que les autres, et que vous savez comment votre enfant se comporte lorsqu’il va bien.


Q : Que dois-je faire si le médecin ne veut pas me parler de la santé de mon enfant?

R : C’est quelque chose que les parents trouvent très frustrant, et à juste titre. Toutefois, les lois sur la confidentialité sont très strictes et les professionnels de la santé mentale doivent respecter la loi. Votre fils ou fille doit donner son consentement pour que vous participiez. Vous devez avoir cette conversation avec votre enfant et l’aider à comprendre pourquoi vous devez/voulez participer. Si votre enfant résiste, examinez avec lui les domaines ou moments où il serait à l’aise que vous participiez aux discussions. Votre enfant peut signer des formulaires pour permettre au professionnel de la santé de partager des informations avec vous. Les attitudes sont en train d’évoluer au sein du système de santé mentale; les parents participent davantage et sont perçus comme des partenaires dans la prestation de soins. C’est un changement progressif, qui prend plus de temps pour certains. En dernier recours, même si la loi indique clairement que le professionnel de la santé ne peut pas répondre à vos questions ou partager de l’information sans la permission de votre enfant, celui-ci peut et devrait accepter toute suggestion pertinente de votre part. Vous pouvez écrire vos pensées/préoccupations et les transmettre au fournisseur de soins. Vous devez savoir que le fournisseur de soins pourrait partager vos commentaires avec votre enfant.


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